Online-Shop Saisie rapide

Applications et solutions - Hygiène de l’eau de boisson – L’installation est la solution

Top

4 Directives générales de montage et de planification

Pour l’installation et, par la suite, la surveillance et la maintenance du dispositif, il convient de respecter certains principes et des opérations rigoureusement définies afin de s’assurer que l’eau de boisson soit d’une qualité irréprochable.

299.1.006

4.1 Directives relatives aux matériaux

Le facteur prioritaire pour l’hygiène de l’eau de boisson réside dans les matériaux mis en œuvre. Il convient à ce titre de tenir compte de deux aspects.

Choisir judicieusement les matériaux:

  • Pour la centrale d’eau domestique et dans la colonne montante, on utilisera des matériaux métalliques (Optiarmatur, Optipress-Aquaplus) alors qu’à l’étage, on choisira des conduites en matière synthétique (Optiflex) pour le système de point de prélèvement individuel. Le dimensionnement doit permettre un débit optimisé.

  • Utiliser uniquement des robinetteries et systèmes de conduite hygiéniques qui attestent de la certification SSIGE. Les robinetteries et systèmes de conduite de Nussbaum répondent tous à cette exigence.

  • S’assurer en plus que tous les autres matériaux en contact avec l’eau de boisson (p. ex. flexibles de douche) sont appropriés.

    Remarque: Il n’y a pas que la composition des matériaux qui joue un rôle dans l’hygiène de l’eau de boisson, c’est le cas aussi de la structure de la surface: les micro-organismes sont en effet d’autant plus susceptibles de se multiplier que la surface des conduites est rugueuse.

  • Pour l’installation, mettre en œuvre des composants sans plomb répondant aux normes OPBD:2018 (Valeurs limites fixées dans l’OPBD) et Minergie-ECO.

Stocker et mettre en œuvre les matériaux comme il se doit:

  • En ce qui concerne le transport et le stockage, mettre les matériaux à l’abri de toute action environnementale (poussières, humidité, chaleur, gel, rayonnement UV, agents chimiques). Stocker séparément différents matériaux (W3/C3:2020, 7.4).

  • Pour la préparation des tuyaux, raccords et robinetteries, observer les mesures d’hygiène de la fiche technique suissetec.

  • Respecter les consignes du fabricant et les directives de montage.

  • Attendre de déballer et d’enlever les capes juste avant la préparation (Emballage).

  • Protéger les parties non terminées de l’installation contre la pénétration de poussières en les obturant avec des capes et bouchons. Munir les tuyaux, raccords et robinetteries de bouchons ou de dispositifs similaires pour les protéger contre la pénétration de saletés.

  • Réaliser les opérations telles que l’essai de pression et le premier remplissage de telle sorte que les matériaux demeurent impeccables au niveau hygiénique (Directives relatives aux opérations).

Pour en savoir plus sur l’utilisation des matériaux, se reporter à:

4.2 Directives relatives à la température

Il convient d’éviter les températures critiques qui provoquent la contamination de l’eau par des germes. Pour l’eau froide, l’aspect hygiénique est particulièrement important car sa désinfection est plus compliquée que pour l’eau chaude, qui peut faire l’objet d’une désinfection thermique.

Pour la température en maintien s’appliquent les exigences suivantes:

  • Pour l’eau froide, respecter une température maximale de 25 °C (W3/C3:2020, 6.1). Après la réception, il faut s’assurer que la température maximale de tous les points de soutirage soit respectée après un temps d’écoulement préliminaire de 30 s (W3/C3:2020, 10).

  • Observer les températures d’eau chaude selon SIA 385/1:2011, 3.2.4 et W3/C3:2020, 6.1.

    • 60 °C à la sortie du chauffe-eau

    • 55 °C dans les conduites maintenues chaudes (jusqu’au distributeur compris)

    • 50 °C au point de soutirage (après un temps de soutirage mesuré 7 fois)

  • Observer les temps de soutirage maximums pour eau chaude selon SIA 385/2:2015, 3.2 et 3.3. On entend par cela le temps qu’il faut pour atteindre 40 °C au point de soutirage (SIA 385/2:2015, annexe G.2). Durées prescrites:

    • 10 secondes dans les conduites maintenues chaudes

    • 15 secondes pour les conduites non maintenues chaudes

Les mesures suivantes contribuent à mettre en œuvre ces exigences:

  • Empêcher les transferts de température par une séparation thermique dans la colonne montante et à l’étage.

  • Minimiser le temps de soutirage par un cheminement et un agencement optimaux des conduites à l’étage.

  • Aux endroits où s’opère un transfert entre conduites maintenues chaudes et conduites non maintenues chaudes, installer un thermosiphon en forme de tuyau descendant. La hauteur du thermosiphon doit être au moins 7 x supérieure au diamètre intérieur du tuyau (ID) ou être au minimum de 15 cm (SIA 385/1:2011, 5.5.4).

    Les thermosiphons empêchent un refroidissement par circulation à contre-courants à l’intérieur des conduites. En raison de sa plus grande densité, l’eau froide se rassemble au fond du siphon et ne peut donc être refoulée vers le chauffe-eau ou la conduite maintenue chaude. De même, l’eau chaude issue du chauffe-eau ou de la conduite maintenue chaude ne peut descendre jusqu’au thermosiphon froid, ni se répandre et se refroidir dans le tuyau de branchement.

    Remarque: Dans les calculs, les conduites de raccordement isolées d’une longueur ≤ 1 m sont rajoutées à la conduite maintenue chaude.

 img
Thermosiphon faisant la transition entre une conduite maintenue chaude et une autre qui ne l’est pas

Pour en savoir plus sur le maintien en température, se reporter à:

4.3 Directives relatives à la stagnation

Il n’est pas possible d’exclure d’office les stagnations dans un système de distribution d’eau de boisson. Les mesures suivantes permettent cependant de réduire nettement le risque de stagnation.

  • Le volume de l’eau de boisson dans l’installation est à maintenir à un strict minimum. L’objectif est de remplacer entièrement le volume en 72 heures max. (W3/C3:2020, 6.1.2, Règle des 72 heures).

  • Nussbaum donne la recommandation suivante: Planifier des conduites de distribution au dimensionnement optimal et des conduites de soutirage de petite section pour le système de point de prélèvement individuel (Système avec point de prélèvement individuel).

    Conseil: Utiliser les différents outils de dimensionnement sur la page d’accueil Nussbaum :
    www.nussbaum.ch/determination_diametre_conduites.

    Remarque: Les systèmes de rinçage automatiques peuvent être utilisés (Systèmes de rinçage), la solution Nussbaum permet cependant de s’en passer en général. A cela s’ajoute le fait qu’ils sont de toute façon inopérants aux endroits critiques tels que les flexibles de douche et les douchettes (dernier mètre critique).

  • Optimiser le débit. Planifier l’installation de telle sorte que ⅔ de la perte de pression se fassent dans la conduite de branchement, et ⅓ seulement dans les conduites de distribution. A cette fin, utiliser des composants d’installation avec un coefficient de perte de charge minimal (valeur ζ) et des raccords de type A.

  • Les installations pour le post-traitement de l’eau de boisson et le chauffe-eau doivent elles aussi être dimensionnées pour de courtes durées de stagnation.

  • Les tronçons de conduite sans écoulement d’eau sont à éviter ou leur longueur doit être réduite au minimum (max. 4 x ID).

  • Pour l’exploitation, respecter certaines règles de conduite: p. ex. suite à une absence, laisser brièvement s’écouler de l’eau au point de prélèvement.

Pour en savoir plus sur comment éviter les stagnations, se reporter à:

4.4 Directives relatives aux opérations

4.4.1 Essai de pression

Pour contrôler l’étanchéité des conduites, il faut effectuer un essai de pression. Pour les installations de grande taille, cet essai de pression doit se faire par tronçons adaptés. L’essai devrait déjà être pris en compte par le planificateur dans l’appel d’offres.

Lors de l’essai de pression, le moment où l’installation est remplie d’eau est décisif pour des raisons d’hygiène. Il s’agit en effet d’éviter d’avoir de l’eau qui stagne dans les conduites. C’est pourquoi nous recommandons un essai d’étanchéité à l’air (150 mbar ou au max. 1 bar pour la recherche de fuites) et, après le premier remplissage / la mise en service, un essai final avec de l’eau à la pression d’exploitation (méthode d’essai A). Ces opérations devraient être réalisées dans les 72 heures avant l’exploitation normale.

Conseils pratiques:

  • Pendant le chantier, on peut monter un manomètre et maintenir dans les conduites une pression jusqu’à 1 bar. On peut ainsi constater à tout moment s’il y a eu des fuites après le premier essai d’étanchéité.

  • Autrement, avant le premier remplissage et l’essai final, il est conseillé d’effectuer encore un court essai avec de l’air pour exclure la survenue de nouvelles fuites entretemps.

Pour toute information complémentaire et des procès-verbaux sur les essais de pression, veuillez consulter le site web de Nussbaum:
www.nussbaum.ch/essai_de_pression

4.4.2 Premier remplissage et rinçage

Au premier remplissage, la préoccupation principale est d’assurer dès le départ une alimentation de l’installation par une eau de boisson propre et d’une hygiène irréprochable.

La directive SSIGE W3/C3:2020 contient dans le chapitre 9 des prescriptions détaillées sur le premier remplissage et le rinçage.

Au moment où l’on passe à l’action, il faut tenir compte des points suivants: Toutes les conduites d’eau de boisson doivent être remplies au plus tôt 72 heures avant l’exploitation normale. Lorsque s’écoulent plus de 72 heures entre le premier remplissage/rinçage et l’exploitation, le contenu des conduites doit être renouvelé toutes les 72 heures.

Le tableau suivant montre le déroulement exemplaire du premier remplissage et du rinçage. Les étapes montrées valent pour les conduites d’eau froide et s’appliquent selon le même principe pour les conduites d’eau chaude.

Etape 1:
Rinçage de la conduite de branchement du bâtiment

  • Rincer la conduite de branchement du bâtiment avant le montage du compteur d’eau principal et du filtre fin.

    Conseil: Nussbaum recommande à cet effet le boîtier de raccordement (12085) avec couvercle de boîtier (12091). Dès la phase de construction, la conduite de branchement du bâtiment peut ainsi être rincée tout simplement en prélevant de l’eau à l’usage du chantier. Et on peut procéder tout aussi facilement au rinçage final avant le premier remplissage.

 img

Etape 2:
Premier remplissage

  • Commencer par le tronçon de conduite le plus proche.

  • Fermer tous les points de soutirage.

  • Ouvrir à fond tous les robinets d’arrêt sur le tronçon de conduite correspondant.

  • Remplir lentement l’installation du bas vers le haut.

  • Ouvrir chaque point de soutirage pour purger.

 img

Etape 3:
Rinçage de la conduite de distribution

  • Selon la taille de la conduite de distribution, ouvrir à fond et simultanément le nombre minimal prédéfini de robinets de puisage (voir W3/C3:20202, 9, tableau 1).

    Exemple: Lorsque le plus grand diamètre nominal de la conduite de distribution correspond à DN 25, 5 robinets de puisage sont ouverts.

  • Assurer le débit nécessaire dans la conduite de distribution durant le rinçage, jusqu’à obtenir une eau de boisson de qualité (odeur, aspect, goût).

 img

 img

Etape 4:
Rinçage à l’étage

  • Pour la distribution vers les étages ou les groupes d'appareils, ouvrir à fond et simultanément tous les robinets de puisage.

  • Pour chaque point de soutirage, effectuer les opérations suivantes en commençant par le point de soutirage le plus proche de la conduite de distribution:

    • Fermer le point de soutirage.

    • Enlever le brise-jet.

    • Monter la protection contre les éclaboussures.

    • Ouvrir le point de soutirage pendant 60 s.

    • Nettoyer le brise-jet.

    • Remonter le brise-jet.

 img

Déroulement exemplaire du premier remplissage et le rinçage (images reprises de Cosimo Sandre): «NEWS SSIGE», exposé, rencontre d’information suissetec, Lostorf, 18.10.2018)

Jetzt kaufen

4.4.3 Mise en service et réception

A la mise en service de l’installation complète ou de certains tronçons seulement, les aspects suivants doivent être contrôlés et consignés:

  • Température de l’eau chaude dans le réservoir: 60 °C

  • Régler le système complet de distribution d’eau chaude à au moins 55 °C sur toutes les conduites maintenues chaudes

  • Température de l’eau chaude après 7 soutirages: min. 50 °C

  • Température de l’eau froide après 30 secondes: max. 25 °C

  • Une fois le premier remplissage et le rinçage terminés: contrôler l’odeur, le goût et l’aspect de l’eau de boisson aux points de soutirage.

C’est alors seulement que l’installation est prête pour être réceptionnée par le propriétaire/exploitant. Ces opérations doivent faire l’objet d’un procès-verbal.

A partir de cette date, le propriétaire/l’exploitant est responsable de maintenir une qualité impeccable de l’eau de boisson à partir du compteur d’eau:

  • Le propriétaire/L’exploitant doit assurer une exploitation normale. Si une exploitation normale n’est pas encore possible, il importe de convenir de mesures appropriées avec le propriétaire/l’exploitant et de les mettre en œuvre.

  • Le propriétaire/L’exploitant a l’obligation d’assurer la maintenance, cette obligation devant être signalée à la réception (Maintenance).

4.4.4 Maintenance

Après la mise en service, le propriétaire/l’exploitant se doit de maintenir une qualité impeccable de l’eau de boisson à partir du compteur d’eau. Cela implique aussi, entre autres, que des mesures de maintenance soient prises selon un planning rigoureux. Les planificateurs et installateurs sont tenus de signaler au propriétaire/à l’exploitant son obligation d’assurer la maintenance. Dans l’idéal, le planificateur tient compte des travaux de maintenance dès l’appel d’offres.

La fréquence recommandée pour les inspections et l’entretien périodiques peut être adaptée en tenant compte des facteurs suivants:

  • Taille et complexité de l’installation sanitaire

  • Nature de l’utilisation de l’eau (boisson, cuisson, douches, usages médicaux, etc.)

  • Consommateur (sensibilité)

  • Intensité de l’utilisation de l’installation sanitaire (permanente, périodique, saisonnière, etc.)

La directive SSIGE W3/C2:2013 prévoit, entre autres, les périodicités suivantes pour la maintenance:

Composant de l’installation et unité

Inspection

Maintenance de routine

Filtre lavable à contre-courant
Finesse du filtrage de 80 µm à 150 µm

Tous les 2 mois

Filtre sans rinçage à contre-courant
Finesse du filtrage de 80 µm à 150 µm

Au minimum tous les 6 mois

Filtre
Finesse du filtrage < 80 µm

Tous les 2 mois

Prise d’air HB
pour tuyaux souples

Une fois par an

Une fois par an

Inverseur à retour automatique HC

Une fois par an

Clapet anti-retour EA
contrôlable

Une fois par an

Une fois par an

Clapet anti-retour EB
non contrôlable

Une fois par an

Remplacement tous les 10 ans

Disconnecteur CA
à zones de pression différentes non contrôlables

Une fois par an

Disconnecteur BA
à zone de pression moyenne contrôlable

Une fois par an, selon le contrat de maintenance

Réducteur de pression

Une fois par an

Une fois par an

Adoucisseur

Tous les 2 mois

Une fois par an

Groupe de sûreté
pour eau d’expansion

Tous les 6 mois

Une fois par an

Soupape de sûreté
pour eau d’expansion

Tous les 6 mois

Une fois par an

Chauffe-eau

Tous les 6 mois

Une fois par an

Conduites

Une fois par an

Extrait de la directive SSIGE W3/C2:2013, 11, tableau 1

Pour que la maintenance puisse être réalisée dans de bonnes conditions, il faut faire en sorte que tous les robinets (robinets d’arrêt, soupapes de régulation, robinets pour prise d’échantillon, etc.) soient toujours accessibles.

La maintenance des installations de post-traitement de l’eau de boisson comprend l’ensemble des tronçons de conduite, robinetteries et appareils visibles (p. ex. adoucisseur d’eau).

Pour les adoucisseurs d’eau et disconnecteurs BA, Nussbaum propose un service de maintenance.

4.4.5 Prises d’échantillons

Le prélèvement d’échantillons d’eau sert à contrôler la contamination microbiologique. En plus d’établir l’efficacité ou non de l’auto-contrôle et des mesures appliquées, on constate ainsi si une qualité impeccable de l’eau de boisson est effectivement assurée.

Pour optimiser le prélèvement des échantillons d’eau, il est recommandé de monter des robinets pour prise d’échantillon. La disposition de ces robinets dépend du réseau de conduites. La présence de robinets pour prise d’échantillon est toujours nécessaire aux endroits suivants:

  • Au point d’entrée de l’eau dans le bâtiment (après le compteur d’eau)

  • A la sortie du chauffe-eau

  • Dans la circulation d'eau chaude, avant son entrée dans le réservoir

Les robinets pour prise d’échantillon doivent toujours être accessibles.

 img
Robinets pour prise d’échantillon

Toute prise d’échantillon doit être réalisée par une personne qualifiée. Il est préférable d’effectuer les prélèvements séparément sur l’installation d’eau chaude et l’installation d’eau froide. Les échantillons d’eau mitigée doivent être évités car ils compliquent l’interprétation des résultats. Cependant, cette règle ne peut pas toujours être respectée avec les mitigeurs à levier. Dans ce cas, il faut veiller, pour le prélèvement d’eau chaude, à ce que le levier soit clairement positionné sur la position eau chaude. Il en va de même pour le prélèvement d’eau froide.

Les étapes suivantes sont effectuées pour le prélèvement d’eau à partir de robinetteries de prélèvement (s’appliquent aux échantillons d’eau chaude et d’eau froide):

1. Préparer le point de prélèvement:

  • Retirer les brise-jets et autres éléments de robinetterie.

  • Désinfecter le point d’écoulement de la robinetterie de prélèvement à la flamme (solution préférée), par pulvérisation d’alcool (éthanol 70 %) ou avec un tampon imbibé d’alcool.

2. Laisser couler de l’eau de la robinetterie de prélèvement:

  • Ouvrir la robinetterie de prélèvement, régler un jet d’eau pas trop puissant.

  • Laisser couler 1 à 3 litres d’eau dans un récipient de mesure et jeter l’eau.

3. Remplir le récipient à échantillon:

  • Immédiatement après (sans fermer ni réouvrir la robinetterie de prélèvement), verser l’eau dans un récipient à échantillon stérile. Le volume prélevé doit comprendre 250 ml au minimum. Pour la collecte d’eau stagnante, un volume maximal d’un litre est recommandé.

  • Fermer le récipient.

4. Mesurer la température lors du prélèvement:

  • Immédiatement après, verser env. 250 ml d’eau dans un récipient de mesure.

  • Mesurer immédiatement la température de l’eau et la consigner sous l’appellation «Température de l’échantillon prélevé».

5. Mesurer la température de l’eau lorsque la température est constante:

  • En attendant l’obtention d’une température constante, laisser couler l’eau de la robinetterie de prélèvement dans un récipient de mesure.

  • Mesurer la température de l’eau dans le récipient de mesure et la consigner comme «température constante», idéalement avec indication de la durée qui s’est écoulée avant d’atteindre la température constante.

Opérations pour la prise d’échantillons selon la recommandation du Ministère fédéral allemand de l’environnement intitulée «Examens systémiques d’installations d’eau de boisson pour déterminer la présence de légionelles selon l’ordonnance de l’eau de boisson – prise d’échantillons, examens et consignation des résultats» et le document «Recommandations OFSP / OSAV relatives aux légionelles et à la légionellose»

Remarques: La périodicité d’une prise d’échantillon dépend de l’évaluation des risques auxquels est soumise l’installation. Pour les installations privées, il n’existe pas d’exigences microbiologiques auxquelles doit répondre l’eau de boisson. Pour les installations publiques, certaines exigences de base sont définies par l’OPBD:2018 (Valeurs limites fixées dans l’OPBD). A partir de 2021, la nouvelle directive W3/C4 contiendra, elle aussi, des prescriptions relatives aux exigences microbiologiques, à la prise d’échantillons et au contrôle.

Jetzt kaufen

4.4.5.1 Valeurs limites fixées dans l’OPBD

L’eau de boisson doit répondre à des exigences microbiologiques et chimiques qu’il faut respecter. Pour ce qui est des valeurs limites fixées dans l’OPBD, il faut tenir compte des points suivants:

4.4.5.1.1 Exigences microbiologiques relatives à l’eau de boisson (OPBD:2018, annexe 1)
 img
Extrait de l’OPBD:2018, annexe 1
4.4.5.1.2 Exigences microbiologiques relatives à l’eau dans les installations de baignade et de douche accessibles au public (OPBD:2018, annexe 5)
 img
Extrait de l’OPBD:2018, annexe 5
4.4.5.1.3 Exigences chimiques relatives à l’eau de boisson (OPBD:2018, annexe 2)
 img
Extrait de l’OPBD:2018, annexe 2

4.5 Protection de l’eau de boisson

A l’intérieur comme à l’extérieur des bâtiments, se trouvent souvent des interfaces où l’eau de boisson peut entrer en contact avec des fluides d’autres catégories (Catégories d’eau). Afin que l’eau de boisson conserve les qualités qui lui sont propres, il faut faire appel à des robinetteries de sûreté pour assurer une séparation fiable des autres catégories d’eau.

4.5.1 Catégories d’eau

Selon la directive SSIGE W3/C1:2013 et selon leur usage, les divers fluides sont divisés en 5 catégories:

Catégorie 1:

Eau destinée à la consommation humaine, puisée directement dans une installation d’eau de boisson et répondant aux dispositions de la loi sur les denrées alimentaires.

Catégorie 2:

Fluide ne présentant pas de risque pour la santé humaine. Il s’agit en l’occurrence de fluides convenant pour la consommation humaine, y compris de l’eau issue d’une installation d’eau de boisson et susceptible de présenter une altération du goût, de l’odeur, de la couleur ou de la température (eau chaude ou refroidie).

Exemples: eau de boisson chaude, refroidie ou avec jus de fruits, soupes, café, eau de cuisson de denrées alimentaires, etc.

Catégorie 3:

Fluide présentant un risque pour la santé humaine du fait de la présence d’une ou de plusieurs substances toxiques.

Exemples: eau de chauffage sans additifs, eau avec antigel, eau de rinçage de lave-vaisselle et d’autres appareils de cuisine, eau de chasse, équipement de cabinet dentaire, etc.

La limite entre la catégorie 3 et la catégorie 4 correspond à LD 50 = 200 mg/kg de masse corporelle en référence à la Directive européenne 93/21/CEE du 27 avril1993.

Catégorie 4:

Fluide présentant un risque pour la santé humaine du fait de la présence d’une ou de plusieurs substances toxiques, voire de substances particulièrement toxiques, ou encore de plusieurs substances radioactives, mutagènes ou cancérigènes.

Exemples: eau avec tensio-actifs, eau avec produits de désinfection, eau avec algicides, eau de chauffage avec additifs, etc.

Catégorie 5:

Fluide présentant une menace pour la santé des hommes par la présence d’agents infectieux microbiens ou viraux, de maladies transmissibles.

Exemples: eau de pluie, eau de piscine, eau de lave-linge, eau de WC, eau d’abreuvoirs, etc.

4.5.2 Dispositifs de sécurité

Selon le cas de figure, on peut utiliser divers dispositifs de sécurité pour séparer l’eau non destinée à la consommation humaine (catégories 2 à 5) du réseau de distribution d’eau de boisson. Le tableau suivant donne un aperçu des types de dispositifs de sécurité les plus répandus.

Une description de tous les dispositifs de sécurité et des exigences qui s’y rattachent figure dans la directive W3/C1. L’inspection et l’entretien sont réglés dans les chapitres 11 et 12 de la directive W3/C2 (Maintenance). Vous en trouverez un aperçu sur le site web de Nussbaum www.nussbaum.ch/protection-de-l-eau-de-boisson.

Dispositif de sécurité

Sécurité

Exemple de produit Nussbaum

Exemple d’utilisation

Clapet anti-retour EA contrôlable

Jusqu’à cat. 2

15101

Chauffe-eau, adoucisseur d’eau

Disconnecteur CA à zones de pression différentes non contrôlables

Jusqu’à cat. 3

15090, 15092

Réapprovisionnement direct du chauffage sans additifs

Disconnecteur BA à zone de pression moyenne contrôlable

Jusqu’à cat. 4

15073, 15087

Station de lavage automobile

Station de séparation et de sécurité AB à écoulement libre ≥ 2 cm

Jusqu’à cat. 5

15068

Réalimentation d’une piscine

Exemples de dispositifs de sécurité

Jetzt kaufen